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Bibliothéque

عن كتاب:     الرقص على ساق واحدة. واحدة فقط

 من دون الحاجة إلى مكبر صوت ، فإن الكتاب هو صرخة ، باعتراف الجميع ، بالمرح ، ضد السيئين
القدر ، كل ذلك يؤدي إلى ذكريات شاب محترق ، وأخطاء
الأمر الذي يؤدي بالضرورة إلى القدر.
وفجأة ، إعاقة لا تعني السبب.
إنها قصة حياة محمومة وغير طبيعية ، خارجة عن المألوف وخارج المسار المطروق.
للضرب.
الكل يتناثر ، صامتًا ، بالنقد الاجتماعي ، إن لم يكن سياسيًا ، والذي يؤدي
في نهاية المطاف ، في حنين هادئ وهادئ.

A propos du livre :

              Danser sur une jambe. Une seule

Sans le besoin d´un porte-voix, le livre est un cri, certes jovial, contre le mauvais

Sort, le tout menant vers des souvenirs d´une jeunesse brûlante,  et des erreurs 

qui débouchent forcement sur un destin.

Et brusquement,  un handicap qui ne veut pas dire son pourquoi.

C´est le récit d´une vie chahutée, anormale, sortant de l´ordinaire et des sentiers

Battus.

Le tout semé, en sourdine, de critiques sociales, sinon politiques,  et qui débouchent

In fine, sur une apaisante et calme nostalgie.

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La vie à l'ex-école franco musulmane

 La vie à Chrichar

 

Extrait du livre :  Danser sur une jambe. Une seule. 

                                            Abdelmalek Cherkaoui

      L´école Franco-musulmane était un bâtiment tout ce qu´ìl y a de plus difforme. A deux pas de Sidi Saidi, le saint de la ville de Tétouan. Elle se détachait fortement, dans une ruelle plutôt classique et calme, par sa haute muraille en briques rouge délavé, le bruit de sa cloche sans aucune harmonie et les cris permanents des enfants qui semblaient toujours en récréation.  Á l´intérieur se trouvaient trois cours, dont deux cimentées et une en terre battue. A l´une des extrémités se trouvait la maison du gardien, Ayachi, l´homme le plus important, celui qui secondait le directeur, M. Dufour, et qui, paradoxalement, dépassait en importance maîtres et surveillants. 

Au milieu de la cour centrale trônait le bureau du directeur. Pour y accéder, on devait monter des  escaliers peints à la chaux, attendre sur le palier avant d´entrer dans le bureau du secrétariat. On peut imaginer l´angoisse d´un élève qui était convoqué chez le directeur  et qui devait souvent attendre quelques minutes , en plein soleil, à la vue des élèves qui jouaient dans la cour.

Très souvent, le directeur inspectait la marche de l´école, debout sur ce palier, son chapeau blanc à la main. On devait souvent passer en dessous pour aller aux toilettes de la cour centrale où ne pouvaient accéder que deux élèves à la fois. Il arrivait que M. Dufour interpelle un élève à la sortie pour renifler ses mains et sa bouche et s´assurer  qu´elles ne portaient aucune odeur de cigarette.

Les salles de classe étaient dispersées tout autour des trois cours. Il y avait les classes des grands et les classes des petits. On ná jamais su quel était le vrai critère de séparation entre les grands et les petits.

Généralement, les classes n´étaient pas chauffées, même pendant l´hiver glacial de Tétouan. Alors, les élèves s´entassaient dans une moitié de la classe et le maître se plaçait le plus possible des élèves pour profiter de la chaleur qu´ils dégageaient. Beaucoup d´élèves portaient des djellabas de grosse laine , trempées par la rosée du matin. Il émanait des classes une odeur d´étable, une chaleur moite et un air de somnolence.

Quelques classes étaient carrelées avec des fenêtres très hautes.  Une d´entre elles était très prisée par les élèves. On pouvait en effet, à un moment où le maître avait le dos tourné, sauter directement par la fenêtre et se retrouver dans la rue.

L´école de Bab Saida, c´est ainsi qu´on appelait cette école à Tétouan, ne se comparait en rien aux autres écoles de la ville. Elle avait ses propres coutumes, son rythme particulier, son organisation qui la rendait unique dans la région espagnole.

En premier lieu, c´était la seule école où on pratiquait comme sport le base-ball américain. Je n´ai jamais compris l´origine de cette extravagance. On disait qu´un de nos instituteurs imposa ce sport après un voyage touristique en Amérique. Cela faisait si drôle de pratiquer du base-ball dans une ville aussi traditionnelle et conservatrice que Tétouan. Et, de ce fait, on prenait d´énormes libertés avec les règles de ce sport et on le pratiquait parfois de bien curieuse manière.

Avec l´affaire du livre d´histoire, l' ambiance pesante, les clivages se firent plus visibles et les antagonismes politiques devinrent plus criards. Les petits déjeuners en classe, particulièrement avec notre maître, Fquih Sellam, prirent tout à coup la tournure de réunions politiques. De temps en temps, le maître d´arabe, Fquih Lyetefti, s´associait à nos discussions pour nous expliquer le sens politique de telle ou telle nouvelle provenant de la zone sud du pays où le parti de l´indépendance était déjà en ébullition.

Fquih Lyetefti était un rifain haut en couleur, extraordinaire dans ses comportements et dans ses cours d´arabe. Il était considéré comme un arabisant hors pair. Il était aussi un musulman en profondeur. Il était le premier à Tétouan à avoir une voiture de marque Vauxhall, avec laquelle il causa quelques accidents dont il sortit toujours indemne. Il fit plus tard une fulgurante carrière politique qui le mènera à un des parlements << sur mesure>> qu´a connu le pays.

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Danser sur une jambe

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Danser sur une jambe

En guise d’introduction

On imagine diverses réalités. On fabrique rêves, cauchemar et contes.

      J’ai toujours cru au l’avenir. Parfois aux fées. Parfois même, j’ai cru aux l’amis. Le jour ou j’ai été trahi par un ami, je n’ai plus cru aux idées .Ma vie a pris alors a pris alors un cours nouveau.

        Un peu rêveur, toujours  euphorique, je suis devenu totalement désabusé. La déception a pris  sur la fantaisie.

Ma vie a parfois été une suite d’événements rares  loufoques.

        Je suis né par accident dans un no man’s land, dans un terrain sous aucune administration. Enfin, n’étant pas présent a ce moment-la, j’ai tout simplement pris pour argent comptant tout ce qu’on m’a raconté.

Pourtant ma mère a toujours affirmé que je suis né le vingt septième jour du ramadan, un après midi béni. Selon elle, la porte du ciel était a ce moment précis bien ouverte. Il parait que c’était le jour même ou les parachutistes

Sont descendus à Fès, en renfort des troupes sénégalaises qui occupaient la médina de la ville.

 

 

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Mais pour tout dire, je ne suis pas avec précision ou je suis né. Ni quand. Mon acte de naissance indique bien : à Tétouan. C’est ainsi que, dés mes premiers jours, le réel et l’irréel  se confondent dans ma vie.

     Pendant toute ma jeunesse, j’ai cru que j’étais un magicien. D’ailleurs, j’ai toujours cru que c’était le meilleur métier du monde.

    J’aurais voulu être comédien. J’ai fini par être diplomate. C’est un peu la même  chose .Entre-temps, je me suis occupé de choses dites <<sérieuses>>: des mathématiques, des statistiques, de l’économiques, pour finir écrivant en cachette des poèmes que je ne lisais qu’au intimes.

        J’ai toujours joué au bienheureux pour défendre mon bonheur .j’incarnait le perpétuel euphorique pour mes croyance pour analyser les réactions des autres.

J’ai eu une jeunesse sybaritique, désordonnées, excentrique, à la limite l’inavouable.

         J’ai cru à l’amour .J n’ai souvent trouvé que des corps des femmes. Quand j’ai voulu me contenter de sexe, j’ai fini de trouver l’amour.

        Quand j’ai voulu être un citoyen honnête, j’ai été confronté à l’intérêt sordide. C’est là que j’ai découvert l’importance d’être un Citoyen tout court. Souvent je ne sais plus où j’en suis. Suis-je heureux ?

        Quand je me perd s dans mes réflexions, je me retrouve toujours devant une obsession : être un homme ordinaire.  Quand je me prends pour une

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Personne sérieuse, je ne vois alors rien d’aussi ironique que de me dire :<< je suis simplement un homme bien ordinaire. Tout qu’il y a de plus  ordinaire. >> Mais la réponse ne viens pas  si aisément. C’est a tâtons  que je me découvre. Je suis à la fois  différent  et identique à moi-même.

       J’ai donné si souvent de l’importance au présent  et bien souvent, fait de mon avenir un mythe. Pourtant  seul mon passé, m’intriguait, et de tricotais mille avenirs.

Subitement un handicap.

    Ce  handicape qui me pousse à raconter quelques bribes de ma vie, des moments haut en couleurs, avant que ma mémoire est justement ne s’embrouille. Pourtant, j’ai toujours admis que le rôle essentiel de la mémoire est justement de pouvoir oublier.

    Danser, seulement danser.

    Un jour, qui ressemble à tous les jours, la vie vous comble. On marche, on court au bord de la plage, on fait des pirouettes, on fait le fou, on fait le clown, on sent qu’on déborde de santé, de vigueur, d’amour. On ne sent pas vieux pour son âge, on est très peu malade. Le quotidien est un délice, on rêve de jour encore meilleurs… C’est le temps de la force de l’âge. On ne sent svelte, rapide et crâneur. A peine soixante-dix ans

    Un coq de combat ! 

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Le matin suivant, Chilches, un petit village typique du sud Andalous. J’ai envie de planter un grenadier dans un coin de mon petit lopin de terre. J’adore planter  les arbres fruitier. On attend quatre ou cinq ans, et on peit voir le résultat : on peut croquer les premier fruits.

Seulement, ce matin-là, je fais fi de mon âge, de mes vertèbres, de ma force réelles. Je lève un pic trop lourd, j’essaye de creuser une terre trop sèche, trop rêche ; et la quatrième et la troisième  vertèbre se bloquent, coince un nerf, et finissent par presser la moelle épinière. Je reste sans mouvement, sans pouvoir faire un pas. D’un coup, le handicap se confirme. Ensuite, le premier médecin, suivi d’un deuxième et d’un troisième. D’un première opération, suivi, d’un deuxième, et d’une troisième. La vie bascule.

Je me vois dans une chaise roulante. POUR LA VIE.

J’espère pouvoir marcher grâce un déambulateur,ou utiliser des béquilles, et pourquoi pas une canne !

Qu’elle bonheur !

Et puis, je laisse échapper un soupir. Il n’y a plus de place pour la réflexion, pour la consolation de  l’intelligence. Il ne  reste  que l’implacable évidence qu’on fait parti du monde  des handicapés. La résignation. J’accable le destin. Invisible frontière d’aujourd’hui. La handicape sans préavis .Mon sourire disparaît à jamais.

  Et celà peut arriver à n’importe qui, n’importe quand..     

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 La réalité devient intolérable .On tente de fabriquer  notre propre réalité, issues de nos rêves. Un mélange courage et de fragilités. C’est alors que les souvenirs se bousculent dans une totale  incohérence, dans une totale violence, avec des nuances difformes avec beauté, avec poésie, avec sourire. Et, contre la cruauté de cette nouvelle vie, je fait appel au monde de l’imaginaire, un monde de fiction.

   Des faits fragmenté se présent à moi, des voisins d’événement ni le fictif ni le réel

 Je me contente alors de leurs narration telle quelle se matérialise devant ma mémoire. Souvent  en vrac, pêle-mêle. Et c’est ainsi que j’entrevois l’image du futur qui me reste à vivre.

De longs mois passent. Je m’embourbe dans le méandre des pensées.

  C’est le vrai danger qui guette

 Penser devient une arme fatale tournée contre moi

J n’ai qu’une seule envie : danser et transformé le problème en solution. Et, d’un coup, il n’y a plus  rien

Rien ni Rires, ni arbre, ni ciel bleu, ni nuage, ni tonnerre, ni fêtes, ni anniversaires, même pas des larmes ; ni passé, ni avenir. Seul le présent, fugace et  et pourtant  pesant et tenace, avec ses choses insignifiantes et ses médiocres petitesses. . Et tout à coup, une lueur  d’intelligence : utiliser mes quatre membres pour me déplacer. Revenir quelques milliers d’années en arrière, comme nos ancêtres (les singes) qui peuvent se balancer entre les arbres grâce ç à leurs quatre membres.  

Le « fils du train>>

Soudain, se présente à mon  esprit le

dôle de mec, né dans un drôle de train.

  Je me demande vraiment quelle était sa véritable identité. C’était probablement moi. Ou peut-être, m’a-t-on raconté ce fait inédit. Ou alors, l’ai-je écouté un soir de la bouche d’un conteur chevronné.

     C’est l’histoire du «  Fils du train>> .

     Voyons ce qui se racontait à ce propos.

      A Tétouan, on le nommait <<Fassi >>.A Fès on l’appelait le <<Tétouani  >>, le << blond >>. A Tanger, on lui collait le surnom de <<Tétouani Pizzaa>> (le Tétouani pataud, le Tétouani  balourd).

        Mais il n’est jamais né à Tétouan, ni à Fès non plus, ni dans aucune ville, ni dans aucune village rural. Il est le 

<< fils du train >>. Né dans une gare, dans un wagon en stationnement, dans un no man’s land. A l’aube de sa vie, il était déjà en perpétuel mouvement. Sa patrie est la compagnie des chemins de fer, qui s’appelait alors  le <<Tanger - Fès >> . Voici l’histoire  de sa naissance, telle que sa mère la racontait a ses voisines. L’histoire revue et corrigée par sa tante et quelques- uns de ses oncles.

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          En 1942, ou plus probablement en 1941, son père avait entendu parler d’une nouvelle école musicale de canaris à Tétouan. Passionné qu’il était, il décida de s’exiler dans l’ «  autre zone >> comme on disait  alors. La zone Espagnol. Il voulait à tout prix  vérifier la qualité de la nouvelle école musicale. On disait que les canaris venaient de Barcelone.

            Sa femme, la mère de notre futur <<fils du train>>, était pourtant enceinte de neuf mois. Elle rechigna longtemps avant d’accepter de faire le voyage. Il faut dire que ce temps- là, le trajet entre Fès et Tétouan était sinon périlleux, du moins long et éreintant. Il fallait en effet traversait trois frontières, changer du train à Ksar el Kabîr, prendre le car à Tanger pour atteindre la zone Espagnol et Tétouan…Pendant ce dernier mois de grossesse, généralement, une femme évite de faire  de long voyages. Mais la passion de son mari pour les canaris était la plus forte. Il décida malgré  l’opposition  de sa femme de bravés de difficultés  et de l’entraîner dans la canicule et les aléas d’un périlleux et long voyage. Ils prirent le train  un vendredi de bonne  heure, pourtant jour de repos et de spirituelle.

             Elle ce prépara pour ce voyage pendant de longues semaines. Elle se fit faire des tuniques légères en tissus tout de fraîcheur. Elle commanda de babouches souples et confortables. Elle alla implorer le sain de la ville, Moulay Idriss, pour que le voyage soit sans difficulté et des plus fructueux. Deux jours avant le départ, elle prépara des repas pour le train, des collations pour le car,         

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Du thé pour se rafraîchir et de bouteilles d’eau directement remplies à la source de Boutouil. Il y avait aussi de l’eau de Sidi H’razem, et deux petites bouteilles d’eau du fleur d’oranger et un flacon d’eau de rose appelées << pour le cas ou >> .La veille de grand départ, elle réunit la famille, ses amies et voisines du quartier pour un adieu grandiose. On psalmodia quelque verset du Coran, on chanta, on dansa même.

     Le trajet de Fès à Ksar-kebir dura toute une matinée. Dan une chaleur pesante malgré le mois de décembre, le tout alourdi par le très grand nombre  d’œufs durs avalés à chaque arrêt. A la gare de Ksar el kébir, la chaleur est toujours particulière : moite, étouffante, collante.

         Le train s’immobilisa vers 14 heures, juste au moment précis ou la future mère du << fils du train >> sentit quelques douleurs au ventre. Le mari affolé, fit appel à un poinçonneur de la gare qui le mit en contacte avec le chef de gare :

       - Nous ne sommes plus en zone française,  lui répondit celui-ci.

         Le mari traversa la frontière à pied pour implorer le responsable de la zone Espagnole :

       - Mais ici n’on plus, nous ne sommes pas au zone Espagnole, rétorqua le dernier.

          En fait, et tout simplement, personne ne voulait prendre la résistibilité de mettre un enfant au monde dans de telles conditions. Le père commençait à redouter une catastrophe.

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Il fini par s’adresser à la sécurité, et surtout à un Guerrab , le vendeur d’eau .

    Une voisine qui voyager dans le même Wagon coucha la femme qui hurlait de douleur à même le sol de Wagon toute en implorant le saint délivreur des femmes enceintes. El ne cessait  de répéter à haute voix :

   - De grâce, trouver une kabla (Sage - femme).

 Mais personne  n’osait  imaginer une mise au monde d’un bébé dans une zone sans administration, un no man’s land de deux cent mètres, pourtant en plein territoire national. Aucun sage femme marocaine ne pouvait accéder à ce terrain sans maître ni lois.

     Le mari posait un regard terrorisé sur sa femme. Il  était abattu et se laissait déjà emporter par un sentiment de désespoir .Les voyageurs qui avaient vidé  le wagon par courtoisie et respect ne cessaient de répéter

   - Il n y’a de puissance que dans DIEU.

              Quelle honte !

   Soudain, le Guerrab finit par proposer la solution miracle il alla chercher en cachette une infirmière espagnole qui accepta d’accomplir un acte de charité. Il la tira de sa sieste. Elle s’appeler Elena. Elle arriva tendu et de mauvaise humeur. Elle ne cessait de répéter << pero porque viajar en estas condiciones ?>> ( Mais pourquoi  voyager dan de telle condition).

    Elle ordonna de vider complètement le wagon, sortit ciseaux et compresses et se mit à aidé la femme qui avait déjà presque perdu connaissance.

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    La mise au monde du nouveau- né dura une petite heure. Le premier crie du bébé retentit dans la gare ube demi-heure avant le départ du train pour Tanger. Elana lava le bébé, le longea et lui donna deux petites tapes sur les joues. Elle décréta que le bébé était el <<Hijo del tren>> Le <<fils du train>>.

 Les parents traversèrent la frontière, continuèrent le voyage jusqu’à Tanger et Tétouan sans jamais déclarer  le nouveau-né, comme une cartouche de cigarettes en  contrebande. On alla enregistrer le garçon comme natif de Tétouan. On lui donna le nom d’ Abdel Malek, quoique, pour tous, il restera le <<fils du train>>. Parfois on le surnommait aussi le <<Tanger- Fès>>, comme la ligne de chemin de fer. La naissance du garçon restera pour toujours un sujet de rigolades. Mais le petit garçon  garda de sa naissance le goût des voyages, l’impact des contradictions sociales et des mutilations coloniales.

    Sa mère le traitait de <<tordu>>. Il était pourtant son fils unique. Elle répétait souvent :<< Dieu m’a donné une seule fève et, de surcroît, une fève pourrie>>.

     de la journée : regarder tour à tour le ciel et la mer, sourire à mon ange, un sourire insolant ou plutôt provocateur.

J’étais las.

Ce mois d’effort et de recherche ininterrompus  n’était plus à son goût. Tous ses conseils, toutes ses recommandations, toutes ses paroles de pitié,

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Sans le vouloir, sinon malgré moi, je revois mes années d’avant l4adolescence.

       Il me reste que des bribes. Sauf les souvenirs de l’école franco musulmane de Tétouan.

        J’ai intégré l’école primaire sur le tard. Voici plus ou moins dans quelles conditions.

Après ce fameux voyage ou on me baptisa « Fils du train>> , la famille s’installe à Tétouan et la vie prit son cours normale. Et les années s’écoulèrent.

Je considérais la ville comme mon propre terrain de jeu, avec ses ruelles, ses minarets, et les montagnes qui l’entouraient  comme pour mieux la protéger. Très jeune, un élan d’amour particulier le lia à cette ville. Je l’aimais comme on aime une femme. Je passais mes jours à taquiner les arbres, les oiseaux et les enfants du quartier .Espiègle, je vivais pour les jeux et l’insouciance.

Puis vers l’âge de sept/huit ans, mon père voulut faire de moi un bon apprenti. Le jour de ma concision, il en parla avec Haj Zouak, le meilleur coiffeur  de la médina. Celui qui exécuta ma circoncision et qui

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Reçut de moi un coup de tête qui le laissa sanguinoles.

Il accepta de me prendre comme apprenti chez lui quoique avec une certaine appréhension. Il avait en effet expérimenté violemment ma turbulence.

Quelques jours après, mon père me traîna par la main jusqu’au salon de coiffure. J’ai entendu  haj Zouak chuchoter quelques paroles dans l’oreille de mon père qui me laissa là, sans un mot d’explication  et parti comme un ombre.

Haj Zouak me demanda de commencer par balayer le salon. Puis d’essuyer les ciseaux et les rasoirs le soir, il me demanda de mettre de l’ordre et de fermer le salon. Il parait que c’est ainsi qu’on devient  un bon coiffeur. Surtout,  je devais reprendre le travail le lendemain de très bonne heure. Je sui rentré à la maison déçu et triste.

Le lendemain, j’ai traîné les pieds pour arriver au salon. Et, bien entendu, les ciseaux étaient mal essuyé, et les miroirs tout poudreux. Je rechignais à balayer par terre, et j’ai cassé quelques verres. Haj Zouak à bout de patience,me supporta  encore une petite semaine et fini par demander à mon père de me trouver un autre métier.

On me plaça bien  quelque temps chez un serrurier mais cette seconde tentative connut le même sort. 

Mon père se décida pour un ultime essai. Il me pris dans son magasin de babouches. Je devais participer à la vente avec le delal  , un vendeur à la criée. Mais travailler avec son propre père n’est pas une sinécure.   

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Je ne pouvais supporter le contrôle paternel et à la maison. J’ai tout fait pour saboter le travail.

C’est alors que j’ai entendu mon père prononcer cette sentence qui resta gravée dans ma mémoire pour la vie. <<Ce gosse ne sert à rien et ne sait rien faire. Dans ce cas, il vaut mieux le mettre dans une école .Au moins pour passer le temps>>.

Est c’est ainsi que, un matin, de guerre lasse, mon père me traîna à l’école franco musulmane de Tétouan pour m’inscrire. Je dois ainsi  ma première inscription dan une école et mon éducation au fait que je ne savais rien faire  et que je ne voulais rien  faire et que je ne servais à rien, selon les normes et les coutumes d’alors.

L’école franco musulmane était un bâtiment tout ce qu’il y a de plus difforme. A deux pas de Sidi Saidi, le saint de la ville de Tétouan. Elle se détachait fortement, dans une ruelle plutôt classique et calme, par sa haute muraille en briques rouge délavé, le bruit de sa cloche sans aucune harmonie et les cries permanents des enfants   qui semblaient toujours en récréation .A l’intérieur se trouvaient trois cours, dont deux cimentées et une en terre battue. A l’une des extrémités se trouvait la maison du gardien, Ayachi, l’homme le plus important, celui qui secondait le directeur, M. Dufour, et qui paradoxalement, dépassait en importance maîtres et surveillant. 

Au milieu  de la cours centrale trôner le bureau du directeur. Pour y accéder, on devait monter des Escaliers 

     

                       

المؤشرات الاجتماعية و الاقتصادية بالمغرب Indicateurs socio-économiques du Maroc

حصاراً هاماً (فرْملة) ، في حالة إذا ما كانت أساليب التنمية تمَّ تصميمها فقط

لاستجابة التوجه الاقتصادي البحتة ، لدرجة أنه لا يوجد عملياً أي معلومات دقيقة

للمشاكل الاجتماعية الكبرى للبلاد . و يُتجاهلُ تماماً قبل ذلك ، كيف تعمل الآليات

التي تتحكم في هذه الظواهر . – و للمؤلف تساؤلات منها : ما هو الوضع

بالضبط مقارنة بأهداف التنمية ؟ - ما هو تأثير سياسات إعادة التوزيع ؟

- الإجابات على السؤال الأوَّل : يجب تحديد طبيعة المعلومات ، و سوْف يكون

من الضروري جمعها ، ليكونوا قادرين على إجراء التشخيص الصحيح لمختلف

جوانب مشكلة الفقر ، و توزيع الدخل . و سيكون من الضروري أيضاً دراسة

عميقة للظروف المعيشية للأسر : خصائصهم ، دخلهم و استهلاكهم و

;ممتلكاتهم مع ظروف عمل الأشخاص النشيطين ، إلخ ..ينبغي إيلاء أيْ اعتبار

خاص و هام لمجموعات الساكنة المهمشة ، مثل سكان الأحياء الفقيرة ، أوْ

قطاعات الكفاف الريفي أيْ فقراء الأرياف . -

بالنسبة للسؤال الثاني : سيكون المُضي قُدُماً لتقييم التأثير على السكان و مقاييس

مختلفة من الدولة التي من المرجح أنْ تتخدها في إطار سياسة توزيع الدخل . و

من أجل فهم الآليات بشكل أفضل لنقل الموارد و العلاقات بين الجوانب

الاقتصادية و الاجتماعية لسياسة الدولة . في كلتا الحالتين طرُق التحليل و العلاج

المناسب يجب أنْ تكون مصممة لتلبية أهداف التخطيط ، من أجل إدخال البيانات

المطلوبة بشكل صحيح ، و متابعة تطوُرها مع مرور الوقت . – في ثلاثة أبحاث

من الفصل الثاني : يعالج الكتاب ، من أجل التخطيط المغربي اختيار النمودج و

حدود خطة التنمية و الإنجازات .- الجهاز الإحصائي : حدود نظام المعلومات

الاقتصادية و الاجتماعية جنباً إلى جنب مع النمو التدريجي للهيئة المغربية

المكلفة بالتخطيط ، و ليكون بمثابة دعم ، وقد تم تطوير جهاز إحصائي لجميع

الوكالات الاقتصاديين . فمهمة هدا الجهاز مُزدوجة ، من ناحية لديه مهمة إنتاج

معلومان إحصائية اللآزمة لتطوير الخطط ، (صناع القرار الاقتصادي) ، و

أدوات قياس نتائج الخطة . – دوْر

المرأة في التنمية الاقتصادية و الاجتماعية : على الرغم من أن النساء يُشكلن

نصف سكان المغرب ، فإنهن لا يحظين بالاهتمام الكافي في إطار جهود التنمية

الاقتصادية و الاجتماعية ،و مع دلك فهن يلعبن دوْراً رائدا في حياة الأمة. – ما

أظن الأيام على سلطانها قادرة (في العالم الإسلامي) أنْ تلغي قيمة الأم ،

فاجتماعيا هي التي تعتني بالطفل خلال سنوات تكوينه ، و تربيته . أما في المجال

الاقتصادي ، مشاركة المرأة في الأنشطة الإنتاجية ، يتم تمييزها أكثر فأكثر ..

– مشكلة الكيان الثقافي : و لدلك سيكون من العدل و الاعتراف بالقيمة

الاقتصادية لعمل النساء ، على الرغم من أن العمل التقليدي أوْ المنزلي غير

مدفوع الأجر . فلا تزال مساهمة المرأة غيرهامشية; في الأنشطة الإنتاجية

للبلد. – عديدة هي المراجع التي جاءت على شكل لوحات علمية :- 1- قياس

الحالة الاجتماعية و الاقتصادية للأمة المغربية ..- 2- الديموغرافية ..-3- التعليم

..-4-الصحة ..-5- التحضر -السكني ..- 6- الدخل و مستوى المعيشة ..-7-

معدلات النشاط السكاني ( مُعدل مشاركة المرأة و مُعدل مشاركة الرجل) ..-8-

التكييف مع التغييرات (صافي الاستثمار المحلي للتمويل من قبل السلطات

العمومية/ مُعدل التنقل الجغرافي للسكان) ..-9- الادخار و التضامن..-10-

الانفتاح على العالم الخارجي ..- 11- النساء : السكان الناشطين من النساء

بالنسبة لمجموع السكان الناشطين ..-12- المشاركة الشعبية ..-13- الفلاحة ..-

14- العالم القروي ..-15- الصناعة ..-16- النقل و الخدمات ..-17- وسائل

الاتصال الجماهرية ..-18- التجارة الخارجية ..-19- الاقتصاد ..-20- تطبيق

مؤشرات سوسيو-اقتصادية ..-21- المقارنة الدولية للمؤشرات المختارة ..

– و قد بدتْ هده الدراسات الأكاديمية و العلمية ، تسعى إلى تكافئ اجتماعي و

اقتصادي لمختلف الطبقات الاجتماعية من أجل التنمية و توزيع الدخل ...

 

عبد المجيد الإدريسي.

... إنَّ ثمَّة صديق في المدرسة التي طلبتُ فيها أبجدية العلم ، الذي يؤتى و لا يأتي ، و كان من بين تلاميذها ، وهو مؤلف هذا الكتاب بعد حين ، بعنوان المؤشرات الاجتماعية و الاقتصادية . تسلمتُ من يده هذه الهدية الثمينة ، و حين

اتدَّتْ عيناي إلى ما بين دفتيْ الكتاب من القطع المتوسط ، و من أربع مائة وحدى وعشرين صفحة ، لصاحبه رئيس المهندسين السفير عبد المالك الشرقاوي

  – الموضوع الذي يتحدث عنه في هذا المؤلف هو بحث علمي لخبير دولي مغربي . يقترح من خلاله ، لبداية انعكاس لأداة عمل إبان مجموعة من مؤشرات

اجتماعية و اقتصادية ، بالعلاقات و الوظائف و الإحصائيات في الرياضيات ..

– ثمَّ جاءتْ الديباجة لمن يملك الرأي الأدبي و العلمي الحرّ للبروفيسور المهدي المنجرة ، رحمه الله . يقول الخبير الدولي المهدي المنجرة : إنَّ صنّاع القرار في

المغرب يعانون عادة من تفكير اقتصادي بشكل صارم . وهم يعتقدون أنَّ كلَّ

مشكلة يمكن حلها بالوسائل المالية و النقدية .. قد تكون هذه الرؤية من قصد لنظر; . فبمجرَّد أنْ نبدأ الحديث عن التنمية الذاتية ، كما تطرَّق لذلك الرؤساء

الأفارقة في بيان منظمة الوحدة الإفريقية بمدينة t;مونروفيا; في شهر يوليوز1979م . يكونون مضطرين لإعطاء الأولوية إلى جوانب التطوير النوعية ، دون الخلط بينها و بين بيانات النموّ الكمّي . فالتوصيات المحدّدة لرؤساء الدول

الإفريقية ، لتعزيز التنمية الذاتية ، من أجل تسليط الضوْء على أهمية;من بين

أمور أخرى; الموارد البشرية للعلوم و التكنولوجيا ، و للقيم الاجتماعية و الثقافية

، و البعد التطلعي ، و الهوية الثقافية ، في وضع الخطط . –

      يحتوي الكتاب ، بعد التمهيد و المقدمة ،على ثلاثة أجزاء و خمسة فصول . –

الجزْء الأوَّل : تخطيط و قياس الوضع الاجتماعي و الاقتصادي للأمة المغربية .

– الفصل الأول / نظام المعلومات الاقتصادية و الاجتماعية

..المبحث الأول :

مفهوم التنمية و الطرق الإحصائية .

– المبحث الثاني : حدود النظام المغربي

للمعلومات الاقتصادية و الاجتماعية ..- المبحث الثالث : قياس النموّ بحسابات

الدولة المغربية .

– الفصل الثاني

/التخطيط و التنمية /

- المبحث الأول : الحاجة إلى النموذج و خطة اقتصادية

للتنمية ..

- المبحث الثاني : التخطيط المغربي ..

– المبحث الثالث : الإنجازات و حدود التخطيط المغربي ...

– الجزء الثاني :

المؤشرات الاجتماعية و الاقتصادية ..

– الفصل الثالث/ قياس التنمية من خلال

المؤشرات الاجتماعية و الاقتصادية ..

- المبحث الأول : نظام متكامل

للإحصاءات الاجتماعية ..

- المبحث الثاني : المؤشرات السوسيو-اقتصادية –

الفصل الرابع : نظام المؤشرات السوسيو-اقتصادية للمغرب ..

- المبحث الأول : الديموغرافية ..

– المبحث الثاني : التربية و التعليم ..

- المبحث الثالث : الصحة و الحالة الصحية للسكان ..

– المبحث الرابع : الإسكان و التحضر ..

– المبحث الخامس : توزيع الدخل و مستوى المعيشة ..

– المبحث السادس : مشكلة التوظيف ..

– المبحث السابع : التكيف مع التغييرات ..

- المبحث الثامن : جزْء من صندوق الادخار و تنمية التضامن ..

-- المبحث التاسع : انفتاح المجتمع على العالم الخارجي ..

- المبحث العاشر : دور المرأة في التنمية الاقتصادية و الاجتماعية ..

- المبحث الحادي عشر : المشاركة الشعبية و الاستقرار ..

- المبحث الثاني عشر : الفلاحة و العالم القروي ..

- المبحث الثالث عشر : الصناعة(القطاع الثانوي) ..

-المبحث الرابع عشر : النقل و الخدمات ..

- المبحث الخامس عشر : الاتصالات و وسائل الإعلام ..

- المبحث السادس عشر : التجارة الخارجية ..

- المبحث السابع عشر : العموميات الاقتصادية ...

– الجزْء الثالث /

الفصل الخامس : تطبيق التخطيط الإنمائي ..

- المبحث الأول : المؤشرات التي تمَّ الاحتفاظ بها لإتقان المؤشرات ..

– المبحث الثاني : التوضيح في حالة الاقتصاد المبسط...

– في الجزْء الأول ، حول التخطيط و قياس الوضع الاجتماعي و الاقتصادي للأمة

المغربية ، إذ بالمؤلف لا يدَّعي في هذا الجزء تقديم دراسة بالتفصيل لأساليب

التخطيط المُتبعة في المغرب ، فضلا عن نظام المعاملات الاقتصادية و الاجتماعية ، فالغرض الأول منه هو إثبات الأساليب و نظم المعلومات المتبعة ،

لا تسمح بمقارنة الأهداف بالنتائج ، و تسليط الضوْء على الأهداف الاجتماعية .

إنه يدلُّ على مكانة الإنسان في النماذج المتبعة ،إذ غالبا ما يتمُّ ترْكهُ في خطة

خلفية . – و تحاول إظهار أنَّ قياس النتائج و تقييم الآثار الفعلية ، و التأثيرات

الحقيقية للتخطيط ، يتمّ بمتابعة الأساطير بلا توَقف ، و لا يكتمل بالاقتراب منه

أبداً .. – بينما في الفصل الأول ، و في يوم الناس هذا ، أنَّ مركز صنع القرار

يكون إما بيد رئيس شركة أوْ بيد رجل دولة ، أمْ نائب برلماني ، الذي يحتاج

دائما ، ليس فقط التعرُف على المعلومات العادية التي تميّز قطاعه ، و لكن أيضاً

هياكله ، فضلاً عن تطوْره مع مرور الوقت . فلا يمكن أنْ تستند القرارات الجيّدة

إلاَّ بناءً على معلومات جيّدة . فجوْدة هذه الأخيرة ينبغي أنْ تحتوي على صفات

مُعيَّنة :

-أ- أنْ تكون موضوعية و محدَّدَة بدقة ..

– ب – يتمُّ تحديثها بانتظام ..-

ج – السماح بإجراء مقارنات في الزمان و المكان ، و يمكن لكلّ المستخدمين

الحصول عليها بسرْعة .. لكن أهمية نظام المعلومات الاقتصادية و الاجتماعية

تكمن في التوْجيه، و إعادة التوْجيه المعطاة لنموذج التنمية و أساليب التخطيط ..

– و قد جاء في المبحث الأول و الثاني و الثالث ، من الفصل الأول ، أنَّ من

المرجح أنْ يواجه إعادة التوجيه الاصطدام بعقبات خطيرة ؟ إذ بهذا السؤال يشكل

Date de dernière mise à jour : mardi, 21 juin 2022

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